L'Interruption Volontaire de Grossesse n'est pas une méthode contraceptive mais l'aboutissement inéluctable d'une contraception mal conduite. Elle signe l'échec d'une des méthodes contraceptives destinées à éviter aux femmes d'être enceintes quand elles n'en ont pas le désir.
- Elle est le plus souvent la conséquence de situation de rupture sociale (révolte, violence, crime,...)
- Il existe deux techniques d'IVG disponibles actuellement : l'IVG médicamenteuse et l'IVG "dite chirurgicale" par aspiration.
- L'autorisation de pratiquer les IVG date en France de 1975, grâce à une loi : "loi veil" portant le nom de la ministre Simone VEIL qui la proposa et la defanda sous la présidence de Valery Giscard D'ESTAING.
- L'évolution récente d'autoriser la réalisation d'IVG jusqu'à quatorze semaines d'aménorrhée (au lieu de douze précédemment) a été motivée par le souci d'adaptation de notre législation sur celle de la plupart des pays européens limitrophes (Belgique, Pays-bas, Grande-Bretagne) et celui de réduire autant que faire se peut ce nombre élevé de 5 000 femmes françaises qui doivent aller interrompre leur grossesse hors delai légal dans un autre pays que la France avec toutes les contraintes que cela suppose (co ût - mauvaises conditions psychologiques entourant cet acte - problèmes culturels et linguistiques - etc...)
La loi sur l'interruption volontaire de grossesse a été légalisée par La loi Veil du 17 janvier 1975 (la Loi Simone Veil, alors ministre de la santé, a été adoptée par l'Assemblée Nationale à 284 voix contre 189). Cette loi et celle du 31 décembre 1979 libéralisent l'avortement en France et fixent les conditions dans lesquelles peuvent se pratiquer les interruptions de grossesse :
* elle autorise toute femme désireuse d'une I.V.G. de la pratiquer avant la fin de la 10ème semaine de grossesse au moment de l'interruption (soit 12 semaines à partir du début des dernières règles, c'est-à -dire ce que les obstétricien appellent semaines d'aménorrhée) ;
* Nouvelles mesures, loi du 4 juillet 2001
o Allongement du délai de l'IVG à la fin de la douzième semaine de grossesse, soit 14 semaines d'aménorrhée.
o La consultation sociale préalable devient facultative pour les majeures.
o Pour les mineures non émancipées, le principe du consentement du titulaire de l'autorité parentale ou du représentant légal est aménagé. Si elle en fait la demande et persiste dans le refus qu'ils soient consultés, la mineure peut se faire accompagner par une autre personne majeure de son choix.
* l'avortement ne peut être réalisé que par un médecin, dans un établissement d'hospitalisation public ou privé ; cet établissement doit assurer, après l'intervention, l'information en matière de régulation des naissances.
* la femme désirant une IVG doit se soumettre à deux consultations obligatoires :
o Première consultation :
+ Le médecin informe la patiente des techniques de l'interruption de la grossesse ; leurs conditions de réalisation, leurs lieux de réalisation et les risques qu'elle encourt pour elle-même et pour ses maternités futures.
+ Au cours de cette consultation le médecin propose un entretien avec une conseillère conjugale (personne ayant satisfait à une formation qualifiante en conseil conjugal). Cet entretien n'est pas obligatoire.
+ A l'issue de cette première consultation le médecin remet à la femme une attestation de consultation médicale et et lui remettre un dossier-guide (théoriquement réactualisé tous les ans) ;
o Deuxième consultation :
+ Un délai d'une semaine après la première consultation doit être respecté ;
# Le médecin peut réduire le délai entre la première et la deuxième consultations obligatoires si les démarches pour accéder à l'IVG ont débuté tardivement et s'il y a risque de dépassement du délai légal.
+ La femme apporte l'attestation de la première consultation médicale ;
+ Les détails sur la grossesse encours vont être précisée : date des dernières règles, date du début de grossesse si c'est déjà connu, le déroulement de la grossesse, les exploration déjà réalisée (dosage sanguins, échographie...), les antécédent, l'examen clinique par le médecin...
+ au terme cette consultation :
# la femme renouvelle sa demande par une attestation écrite.
# le médecin remet à la femme un certificat attestant de la deuxième consultation médicale et que elle s'est conformée à toutes ces obligations.;
* Ces deux documents sont destinés au centre ou au médecin qui pratiquera l'IVG.
* Mais si cette consultation a eu lieu à l'établissement où se pratique l'IVG, cette attestation n'est pas utile et le médecin conserve la demande écrit de l'IVG.
# A l'issue de cette consultation la date de l'IVG est fixée
o Consultation avec l'anesthésiste :
+ Si la technique d'IVG envisagée nécessite une anesthésie générale ou locale, une consultation pré-anesthésique est obligatoire avant l'intervention.
* Les tarifs de l'I.V.G. ne sont pas libres, ils sont publiés au Journal Officiel.
* Un médecin peut refuser de pratiquer une IVG. Il doit alors informer, immédiatement, l'intéressée de son refus et lui communiquer en même temps le nom de praticiens réalisant l'IVG.
http://www.aly-abbara.com/livre_gyn_obs/termes/ivg.html